Thursday, June 30, 2016

Joseph Papineau Memorial

The Joseph Papineau Memorial, consisting of a sun dial and Papineau's bust, stands on the north side of Rue Notre Dame between Rue Bonsecours and Rue Laval, in Montebello, Québec.










MONTEBELLO VIT À L'HEURE SOLAIRE!

Le cadran solaire, dont l'invention par l'homme remonte à l'origine de la civilisation, est un instrument scientifique qui indique l'heure à l'aide du soleil. En effet, dans son mouvement apparent relativement régulier autour de la terre, le soleil fait en sorte que l'ombre du style (ou gnomon) projetée sur la table graduée du cadran solaire, bouge à son rythme en indiquant l'heure de la journée. La présence du soleil et d'un ciel dégagé sont donc nécessaires à son fonctionnement.

La mécanique céleste contient toutefois des éléments qui font en sorte que le mouvement apparent du soleil autour de la terre n'est pas aussi régulier que notre montre. Ces irrégularités expliquent pourquoi l'heur du cadran solaire conicide précisément avec l'heure de notre montre seulement quatre fois durant l'année soit au solstice d'hiver (vers le 21 décembre), à l'équinolxe d'automne (vers le 21 septembre). Pour le reste de l'année, la différence moyenne entre l'heure solaire et l'heure de la montre peut varier jusqu'à 15 minutes en moins.

Le cadran solaire de Montebello, de type équatorial polaire construit en acier inoxydable, est conçu et installé de façon à offrir une bonne précision. Nous pouvons, à environ trois minutes près, y lire l'heure normale de l'Est (l'heure de Montebello) en chiffres romains et l'heure avancée (ou l'heure d'été), en chiffres arabes.

Son gnomon, soit la tige en acier située en son centre, est parallèle à l'axe de rotation de la terre, en suivant un angle de 45°39' par rapport à l'horizon, angle est égal à la latitude de Montebello dans l'hémisphère Nord. Le gnomon pointe directement vers l'étoile polaire donc vers le nord astronomique. Le cadran peut donc aussis nous servir de boussole.

Montebello est situé sur le méridien de longitude 74°56' Ouest, soit très près du centre du suseau horaire de l'Est (soit à 75°00' Ouest de Greenwich (UK), le méridien d'origine). Le centre dufuseau horaire de l'Est traverse en fait, du Sud au Nord, toute la région de la Petite-Nation dans la M.R.C. de Papineau, passant dans les municipalités de Papineauville, Saint André-Avellin, Notre-Dame-de-la-Paix, Chénéville, Namur, Saint-Émile-de-Suffolk et Lac des-Plages. Il en résulte que l'heure civile de nos montres utilisée au Québec (et dans l'Est du Canada) est, à quelques 15 secondes près, la même que l'heure solaire moyenne à Montebello. C'est probablement parce que Montebello était le village le plus important de la région à certaine époque, notamment en 1884 lors de la création des fuseaux horaires, et qu'il est encore aujourd'hui un village pittoresque bien connu au Québec, que l'heure normale de l'Est est souvent nommée « l'heure de Montebello » dans plusieurs écrit québécois portant sur le sujet ainsi que pour les gens du milieu de l'astronomie et de la gnomonique.

En passant devant notre cadran solaire, ajustez vos montres et mettez-vous à l'heure de la Petite-Nation, à l'heure de Papineau, à l'heure de Montebello!

Références: Site web «La Commission des Cadrans solaires du Quebec»
et Monsieur André E. Bouchard, son président


MONTEBELLO IS ON SOLAR TIME!

The sundial, an invention dating back to the dawn of civilization, is an instrument for telling time by the Sun. During its fairly regular movement around the Earth, the Sun causes the style (or gnomon to cast a shadow on the graduated plate. This shadow moves with the Sun to indicate the time of the day. In order for the sundial to operate properly, the Sun must be out and the skies clear.

Owing to the nature of celestial mechanics, the Sun's movement around the Earth is not as regular as the time kept by a watch. Because of these irregularities, the time on a sundial coincides exactly with the time on a watch at only four points in the year: approximately December 25, April 15, June 13 and September 1st. During the rest of the year, solar time can be, on average, up to 15 minutes faster or slower than the time on a watch.

Montebello's timepiece is an equatorial polar tiype sundial made of stainless steel, designed and installed to ensure maximum accuracy. It shows Easter Standard Time (Montebello time) in Roman numeras and daylight saving time (also known as "summer time") in Arabic numerals, accurate to within three minutes.

The gnomon, the steel piece in the centre, is parallel to the Earth's axis of rotation at an angle of 45° 39' to the horizon, which is also the latitude of Montebello in the northern hemisphere. The gnomon points directly toward the North Star, the astronomical North. The sundial can therefore be used as a compass as well.

Montebello is located at longitude 74° 56' West, very close to the centre of eastern time zone (longitude 75° 00' West). Moving from South to North, the centre of the eastern time zone runs through the entire area of Petite-Nation in the regional county municipality of Papineau, and through the municipalities of Papineauville, Saint-André-Avellin, Notre-Dame-de-la-Paix, Chénéville, Namur, Saint-Émile-de-Suffolk and Lac des-Plages. As a result, the civil time used in Eastern Quebec (and Eastern Canada) is the same as the average solar time in Montebello, to within 15 seconds. Montebello, now a picturesque village well known throughout Quebec, was once the most important village in the region, particularly in 1884, when time zones were established. This may explain why Eastern Standard Time is often called "Montebello time" in many Quebec documents on the subject and among gnomonists.

As you pass by our sundial, set your watch to Petite-Nation time, Papineau time, Montebello time!

References: The website of the Commission des Cadrans solaire du Québec, and it's Chair, Mr. André E. Bouchard


LE CADRAN SOLAIRE DE MONTEBELLO,
REPRÉSENTATIF DE NOTRE PATRIMOINE!

Le projet de création d'un cadran solaire à Montebello est né vers 1990 après avoir pris connaissance de l'expression «l'heure de Montebello». En 1997, le conseil municipal établissait par résolution son intention de le réaliser. C'est de 2004 à 2006 qu'il fut élaboré et il fut inauguré le 21 septembre 2006.

L'ensemble sculptural du cadran solaire, avec un design unique, se veut à la fois scientifique, artistique, culturel et patrimonial.

Le cadran solaire en acier inoxydable est supporté par un mur de pierres «Indiana» sculptées symbolisant le Château Montebello, pilier de notre économie et de plusieurs aspects de notre développement. Derrière ce dernier, le buste de Joseph Papineau, premier seigneur de la Petite-Nation, observe le temps s'écouler sur notre cadran solaire en compagnie des citoyens montebellois et de leurs visiteurs.

À l'avant du cadran, se trouve une voûtre dans laquelle sont enfois des souvenirs et des éléments patrimoneiaux de Montebello. Sur le panneau qui la scelle, on peut y lire la devise du cadran, qui est la même que celle de la municipalité de Montebello: «FERO NON QUAERO». Sa signification, «j'ai trouvé, je ne cherche plus!», exprime la fierté des citoyens pour tout ce qui les entoure à Montebello. Elle s'applique pleinement à la dimension historique et patrimoniale de l'ensemble représenté par le cadran solaire, la voûte et la buste de Joseph Papineau.

Installé dans un carré de verdure en face de l'église, l'ensemble est agrémenté d'un aménagement paysager composé de végétaux du temps de Louis-Joseph Papineau, fils du premier seigneur. Le site se veut aire de repos où il fait bon s'arrêter pour accompagner Joseph Papineau, qui surveille nos souvenir à travers le temps qui passe inexorablement mais sereinement à Montebello.


THE MONTEBELLO SUNDIAL - A SYMBOL OF OUR HERITAGE!

The project to install a sundial in Montebello originated around 1990, about the time that the expression "Montebello time" was discovered. In 1997 the municipal council passed a resolution to proceed with the project. Work progressed between 2004 and 2006, and the sundial was unveiled on September 21, 2006.

Placed in a uniquely designed sculptural setting, the sundial has scientific, artistic and cultural merit as well as historical significance.

The sundial is made of stainless steel and is supported by a wall of sculpted Indiana stone symbolizing the Château Montebello, which has played a key role in our economy and other aspects of our development. On the other side of the wall, a bust of Joseph Papineau, the first seigneur of Petite-Nation, watches the sundial mark the passing hours in the company of Montebello residents and their visitors.

A vault located in front of the sundial holds mementos and heritage objects significant to Montebellow. Imprinted on the panel sealing the vault is the sundial's motto, which is the same as that of the municipality of Montebello: FERO NON QUAERO. Roughly translated as "my search is over," this motto expresses the pride that Montebello residents feel for their surroundings, and emphasizes the historical significance of the sundial, the vault and the bust of Joseph Papineau.

All three are placed in a landscaped setting, surrounded by gardens featuring the same plants as those grown in the time of Louis-Joseph Papineau, son of the first seigneur. The site is a quiet place where people can relax under the gaze of Joseph Papineau, as he guards the treasures of our past, and watch the peaceful yet inescapable march of time in Montebello.





JOSEPH PAPINEAU, PREMIER
SEIGNEUR DE LA PETITE-NATION

Joseph Papineau était notaire et arpenteur. Élu dans le premier Parlement du Bas-Canada en 1792 pour représenter le comté de Montréal, il joue un rôle important, entre autre, pour faire reconnaître le français comme langue de la Législature, au même titre que l'anglais. Le Bas-Canada est une des rare colonies britanniques a avoir obtenu un tel statut.

En 1801 et 1803, il devient propriétaire de la Seigneurie de la Petite-Nation que la Compagnie des Indes occidentales, sous le régime français, avait concédé à Monseigneur De Laval pour récompenser de ses travaux en Nouvelle-France. L'évêque de Québec ne vint jamais dans son domaine et c'est pourquoi Joseph Papineau en est véritablement le premier Seigneur.

Cette seigneurie est une des dernières à avoir été concédée et elle est la plus à l'ouest du territoire du Bas-Canada. Sous le régime français, le système seigneuraial est un mode d'occupation et de développement du territoire. En acquérant ce domaine, Jospeh Papineau devient responsable de son développement, mais c'est toutefois le «blocus continental» de Napoléon Bonaparte, en Europe, qui va être l'événement déclencheur de l'exploitation de la seigneurie. En effet, l'Empereur, voulant mâer l'Angleterre, impose des droits de douane énormes sur le commerce avec les Britanniques. Ces derniers ont un urgent besoin de bois (chêne et pin) pour construire ce qui fait leur hégémonie: une marine qui sillonne les mers et impose leur domination jusqu'à l'aube du XXème siècle.

La seigneurie de la Petite-Nation regorge de chênes pour bâtir des bateaux et de grands pins pour faire des mâts. Ainsi entre 1805 et 1808, une vingtaine de colons sont amenés par le seigneur Joseph Papineau dans son domaine pour profiter de cette opportunité commerciale et commencer ainsi le développement de la seigneurie. La vie de ces premiers colons étais difficile. Ils s'installaient en pleine forêt et devaient s'imposer un très dur labeur pouir survivre dans de telles conditions. Et pourtant, chênes et pins sont coupés et acheminés, par flottaison sur l'Outaouais, vers Montréal.

Quelques années plus tard, soit en 1817, Joseph Papineau vend sa seigneurie à son fils Louis-Joseph devenu entre temps un personnage politique de premier plan au Bas-Canada.

Joseph Papineau retourne à Montréal et reprend sa profession de notaire. Il décède en 1841, à l'âge de 90 ans, entouré du respect et l'admiration des siens. Son corps inhumé à Montréal fut transporté le 5 juin 1855 à Montebello, dans la chapelle funéraire de la famille Papineau.

L'honorable N. Morin fit graver, sur une pierre tumulaire qu'on retrouve dans la chapelle, l'inscription latine suivante:

Joseph Papineau
Publicarum legum Pater
Privatarum expositor
Laboribus an sobole carior

Obiit 8 julii 1841  aet. 90
Amici P.P.

Joseph Papineau
Père des lois publiques
Défenseur des droits privés
Y a-t-il plus illustre par ses travaux et par sa descendance?
Décédé le 8 juillet 1841, àgé de 90 ans
Les amis de Papineau

Société historique Louis-Joseph Papineau
Août 2007


JOSEPH PAPINEAU
FIRST SEIGNEUR OF PETITE-NATION

Joseph Papineau was a notary and surveyor. Elected to represent Montréal in Lower Canada's first House Assembly of 1792, he played an important role in having French recognized as a language of Assembly, on equal footing with English. Lower Canada was one of the few British colonies to accomplish this.

Between 1801 and 1803, Papineau became owner of the seigneury of Petite-Nation, which the Compagnie des Inde occidentales had awarded to Monseigneur Laval during the French Régime, for his work in New France. The Bishop of Québec never visited the property, and Papineau was its first real seigneur.

Petite-Nation was the westernmost seigneury in Lower Canada and one of the last to have been granted. Under the French Régime, the seigneurial system was a means of holding and developing land. By acquiring this property, Joseph Papineau became responsible for developing it, but it was Napoleon Bonaparte and his Continental System in Europe that really put the seigneury into operation. The Emperor wanted to conquer England and impose huge customs duties on trade with the British, who urgently needed oak and pine to establish their naval supremacy and dominate the seas, a status they maintained until the early 20th century.

The seigneury of Petite-Nation had an abundance of oak trees for ship-building and tall pines for masts. Between 1805 and 1808, Joseph Papineau brought 20 settlers to Petite-Nation in order to seize this business opportunity and start developing the seigneury. The lives of these settlers was difficult. They made their homes deep in the forest and had to work extremely hard to survive. Yet survive they did, and the pine and oak trees were felled and floated down the Outaouais River towards Montréal.

Several year later, in 1817, Joseph Papineau sold his seigneury to his son, Louis-Joseph, who had himself become a political leader in Lower Canada.

Joseph Papineau returned to Montréal and resumed his work as a notary. He died in 1841, at the age of 90, and was a respected and admired man. On June 5, 1855 his body was moved from Montréal to Montebello and placed in the Papineau family memorial chapel.

The Honourable N. Morin had the following Latin inscription carved on a stone tablet inside the chapel:

Joseph Papineau
Publicarum legum Pater
Privatarum expositor
Laboribus an sobole carior

Obiit 8 julii 1841  aet. 90
Amici P.P.

Joseph Papineau
Father of public statutes
Defender of private rights
Who is yet more famous for his work and descendents?
Died July 8, 1841, age 90
The friends of Papineau

Louis-Joseph Papineau Historical Society
August 2007






Sunday, June 26, 2016

Monument de la Francophonie

Monument de la Francophonie occupies a place on île du Chanail, north of John Street in Hawkesbury, Ontario.


Monument de la francophonie de Hawkesbury,
inauguré le 28 novembre 2014

Concepteurs : Gilles Trahan et Martel & Fils Inc.
Architecte ingénieur : LRL Associés Ltée
Entrepreneur : Martel & Fils Inc.

Un merci bien spécial aux personnes suivantes :

Gilles Trahan
Yves Saint-Denis
Alain Demers
François Bazinet
Bruno Lecot
Simon Vinet
Anne Laflamme
Yves Berthiaume
Odette Charbonneau Legault

Nathalie Ladouceur
André Martel
Lionel Renaud
Sylvain Roy
André Potvin
François Cholette
Denis Lanthier
André Goyette

Merci à la ville de Hawkesbury et à
l'Association canadienne-française de l'Ontario
de Prescott et Russell







Au coeur de la francophonie

L'aménagement de ces lieux se situe par bonheur sur cette mythique île du Chenail qui vit le fondateur du pays Samuel de Champlain s'y abriter, après sa quasi-noyade dans les rapides du Long-Sault en 1613.

Cette aire commémorative et patrimoniale du Monument de la francophonie de Hawkesbury symbolise la genèse du nom Franco-Ontarien et souligne l'histoire de la communauté franco-ontarienne. Au centre, sur le pavé uni de style vieillot en forme de coeur, se déploie un lys blanc, symbole d'appartenance à la francophonie mondiale.

Une main d'homme et une main de femme représentent les Franco-Ontariens et leur acceuil chaleureux. Toutes deux largement étendues, elles se font protectrices du lys. En outre, treize tabourets qui évoquent la présence française dans les dix provinces et les trois territoires canadiens multiplient ce sens de l'acceuil aux abords du sentier ainsi qu'autour de l'aire commémorative.

Parmi ces tabourets, ceux garnis de la feuille d'érable mettent en relief le nom Canadien, terme utilisé pour désignet les premiers habitants de langue française du Canada. Les autres tabourets à la hauteur du lys représentent une première évolution du nom vers l'appelation Canadien français.

Avec l'éveil et la montée du nationalisme, après l'abject pendaison de Louis Riel en 1885, ces nouveaux patriots se désigneront à leur tour comme Canadiens français. À l'avenement de la Révolution tranquille des années 1960, quand les Canadiens français du Québec choisiront de s'appeler Québecois, ceux d'ici deviendront graduellement des Franco-Ontariens.

Toutes les composantes du Monument de la francophonie se retrouvent au pied d'un méga-drapeau franco-ontarien de 5 metres par 10 metres, installé sur un immense mât de 25 metres, symbole de la culmination de ce qu'est devenu ce peuple de noble entêtés.


(At the heart of the Francophonie

This monumnet is serendipitously located on this mythical île du Chenail where the country's founder, Samuel de Champlain, took shelter after nearly drowning in the Long Sault rapids in 1613.

This commemorative heritage area and the Monument of the Hawkesbury francophones symbolizes the genesis of the Franco-Ontarian name and highlights the history of the Franco-Ontarian community. In the center, on the old style paving stones in the shape of a heart, a white lily unfolds, symbolic of belonging to the international Francophone community.

A man's hand and a woman's hand represent Franco-Ontarians and their warm welcome. Greatly expansive, they are protective of the lily. Additionally, thirteen stools evoke the French presence in the ten provinces and three territories and multiply the sense of home along the trail and around the memorial area.

These stools, with the maple leaf, highlight the Canadian name, a term used to designate the first French-speaking inhabitants of Canada. Other stools around the lily represent the primary change of the designation to French Canadian.

With the awakening and the rise of nationalism after the abject hanging of Louis Riel in 1885, these new patriots would, in their turn, call themselves French Canadians. At the advent of the Quiet Revolution of the 1960s, when the French Canadians of Quebec chose to call themselves Québecois, those here (in Ontario) gradually became Franco-Ontarians.

All components of the Francophone Monument are at the foot of a large Franco-Ontarian flag, 5 meters by 10 meters, flown from a 25 meter mast, a symbol of the culmination of what has become this noble steadfast people.
)



Armande Berthiaume née Tittley
épouse de Noël Berthiaume
affectueusement nommée
Madame Berthiaume

(Armande Berthiaume born Tittley
wife of Noël Berthiaume
affectionately called
Madame Berthiaume
)


Jalons d'histoire à Hawkesbury

Dès la fondation du Canada (1608), Champlain veut trouver le passage vers l'Ouest et envoie Étienne Brûlé (1610), Thomas Godefroy et d'autres truchements vers le Pays d'en Haut. L'explorateur vient lui-même coucher sur l'île du Chenail le 1er juin 1613. Suivent des voyageurs et des missionaires de l'époque de la Nouvelle-France au pays des fourrures.

Les débuts du 19e siècle amènent la fondation de Hawkesbury Mills avec scieries, puis l'établissement de la population française venue du Québec après l'Acte d'Union (1840), le développement et les institutions de la ville. Si les anglophones, plus à l'aise, s'étaient établis dans le secteur McGill, les Canadiens s'installent au Chenail puis sur la grand-rue.

Incorporé en village en 1858, Hawkesbury devient ville en 1896. Sous gouvernance anglophone durant ce siècle, il y aura inversion au 20e siècle chez les édiles municipales. Il en avait été ainsi de la religion alors que les Presbytériens et les Anglicans avaient bâti leurs églises avant les catholiques qui choisissent saint Alphonse de Liguori comme patraon paroissial (1-08-1873), bien après la communauté Saint-Jean-Baptiste (1836) de l'ancienne siegneurie de la Pointe-à-L'Original.

Les travailleurs oeuvreront longtemps aux scieries puis à la papetière (C.I.P) jusqu'en 1982. D'autres industries et de nombreux commerces procurent de l'emploi à toute la population environnant. La clinique Smith, l'Hôpital Notre-Dame, le Centre Moira, les hôpitaux du Bon-Pasteur et Saint-Coeur-de-Marie seront réunis sous le vaste chapeau moderne de l'Hôpital Général en 1984.

La municipalité compte de nombreux services, un bel hôtel de ville, une riche bibliothèque, plusieurs parcs de loisirs et un vaste aréna moderne. Il demeure regrettable que l'expropriation causée par l'erection du Barrage de Carillon ait chassé les familles du Chenail. Hawkesbury s'avère toutefois une ville à la francophonie rayonnante.

(Hawkesbury's Historic Milestones

From the founding of Canada (1608), Champlain wanted to find the northwest passage and sent Étienne Brûlé (1610), Thomas Godfrey and other interpreters to the unexplored country. The explorer himself came to île du Chenail on June 1, 1613. Travelers and missionaries of the New France era followed to the fur country.

At the beginning of the 19th century with the building of sawmills Hawkesbury Mills was founded. After the Act of Union (1840) the French people of Quebec settled, contributing to the development and institutions of the city. While English speaking people were more comfortable settling in the McGill sector, French Canadians settled in le Chenail then on the high street.

Incorporated as a village in 1858, Hawkesbury became a town in 1896. In English governance in this century, there was change in the 20th century among the municipal councilors. It was that way with religion. The Presbyterians and Anglicans had built their churches before the Catholics who choose St. Alphonsus Liguori as parish patron (1-08-1873), long after St. John the Baptist community (1836) of the former siegneurie of Pointe-à-L'Original.

For a long time people worked in the sawmills and paper mills until 1982. Other industries and many businesses provided employment to all the surrounding population. Smith Clinic, Notre Dame Hospital, the Moira Centre, Good Shepherd and Saint-Coeur-de-Marie hospitals were gathered together to become the modern General Hospital in 1984.

The municipality provides many services, a beautiful town hall, a library, several leisure parks and a large modern arena. It remains regrettable that the expropriation caused by the erection of the Carillon Dam has driven families from le Chenail. Hawkesbury however hosts a radiant francophone community.
)




Aperçu de l'éducation à Hawkesbury

La famille Hamilton construit une 1re école dès les débuts de Hawkesbury Mills. D'autres s'ouvrirent à compter de 1840, toutes de langue anglaise et réunies dans l'édifice érigée 1872, à l'angle des rues Main et Atlantique, oû deux classes etaient alors réservées aux Canadiens français, mais on enseignait en anglais. Les Soeurs Grises de la Croix arrivent en 1891 et prennent charge de la 1re école française, la fameuse école Grise (Bon-Secours), déjà ouverte avec un enseignement bilingue. Plus tard connues sous le nom de Soeurs de la Charité d'Ottawa, les religieuses se retireront en 1989 après presque cent ans de précieux services.

Les écoles catholiques françaises de Hawkesbury traversérent sans révolte les 15 années (1912-1927) de l'inique Règlement 17 qui interdisait l'enseignement en français. À compter de 1914, les filles fréquentèrent (le Couvent) l'Académie du Sacré-Coeur et les garçons, (le collège) l'Académie Saint-Joseph, rue William. La venue des Frères de l'instruction chrétienne (1917-1934) contribua à l'essor de l'éducation des garçons. Les Frères des Écoles chrétiennes (1934-1966) leur succédèrent.

Les trois communautés religieuses suscitèrent de nombreuses vocations. Des laïcs dûment qualifiés viendront graduellement prendre la relève et assurer une instruction de qualité reconnue. L'école secondaire régionale vit le jour en 1952, offrit le majorité des cours en français à compter de 1969 et devint française et catholique en 1989, alors que naît le secteur français public qui bâtira les écoles Nouvel Horizon et le Sommet. Le grand réseau catholique longtemps appelé séparé, comptera les écoles Christ-Roi, L'Assomption, Marguerite-Bourgeoys, Saint-Pie-X, Paul VI, Saint-Jean-Bosco, Jean-Vanier et Saint-Curé-d'Ars.

Grandes unités et parachévement.

1969 vit l'avènement des deux grands conseils scolaires dans les Comtés-Unis, l'élémentaire catholique (CÉCPR) et le secondaire public (CÉPR). 1989 donna quatre conseils sur des bases linguistiques et 1998 livra enfin la gestion scolaire autonome à ses deux entités de langue française, le Conseil scolaire de district catholique de l'Est ontarien et le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario.

(Overview of Education in Hawkesbury

The Hamilton family built a 1st school at the founding of Hawkesbury Mills. Others were opened from 1840, all English-language and met in the building érigéen 1872 at the corner of Main and Atlantic streets, where two classes were then reserved for French Canadians. But were taught in English. The Grey Nuns of the Cross arrived in 1891 and took charge of the 1st French school, the famous Grey School (Bon Secours), already overte with bilingual education. Later known as the Sisters of Charity of Ottawa, they retired in 1989 after almost a hundred years of valuable service.

The French Catholic schools Hawkesbury went without revolt for 15 years (1912-1927) of the unrighteous Regulation 17, which forbade teaching in French. Beginning in 1914, girls frequented the Academy of the Sacred Heart (Convent) and boys attended St. Joseph Academy (college) on William Street. The arrival of the Brothers of Christian Instruction (1917-1934) contributed to the development of education for boys. The Christian Brothers (1934-1966) succeeded them.

The three religious communities provided many vocations. Duly qualified lay people gradually took over and ensured a recognized quality education. Regional High School began in 1952, offering the majority of courses in French from 1969 and became French Catholic in 1989, while the French public sector built schools and the New Horizon Summit. The great Catholic network, for a long time called separate, consisted of Christ the King School, L'Assomption, Marguerite-Bourgeoys, St. Pius X, Paul VI, St. John Bosco, Jean Vanier and Holy Curé of Ars.

Great Unity and Completion

1969 saw the advent of two major school boards with the United Counties Catholic Elementary (CÉCPR) and Public Secondary (CEPR). 1989 gave four boards based on linguistics and and 1998 finally gave the autonomous school management to its two French entities, the Catholic School Board District of Eastern Ontario and the Public School Board of Eastern Ontario.)








The Snye/Le Chenail Monument

The Snye/Le Chenail Monument occupies a place of honour on the north side of John Street on île du Chenail in Hawkesbury, Ontario.







THE SNYE

This monument is erected in honour of
the families that were expropriated
in 1961, due to the construction
of the Carillon Hydro-electric dam.

Erected by the Town of Hawkesbury
August 16, 2009.

LE CHENAIL

Ce monument est érigé en l'honneur
des familles expropriées en 1961 dû à
la construction du barrage
hydroélectrique de Carillon.

Érige ce 16 août 2009
par la ville de Hawkesbury.